Micro-acariens du cannabis : détecter, prévenir et éliminer

Les micro-acariens sont des acariens phytophages de 0,15 à 0,25 mm, invisibles à l'œil nu et avec une loupe de grossissement 10x. Sur le cannabis, le terme regroupe surtout trois espèces de deux familles, et toutes trois partagent un trait qui complique leur contrôle : les dégâts se voient avant l'acarien. Quand les symptômes sont nets, la population est déjà installée. De plus, leurs premiers symptômes ressemblent à ceux d'une carence ou d'un stress thermique, et il est fréquent de corriger la fertilisation pendant que le ravageur continue de progresser.

Qu'est-ce qu'un micro-acarien et quelles espèces attaquent le cannabis

Un micro-acarien n'est pas une petite araignée rouge. L'araignée rouge, ou tétranyque tisserand (Tetranychus urticae), de la famille des Tetranychidae, mesure de 0,4 à 0,5 mm et tisse des toiles. Les micro-acariens appartiennent à deux autres familles : les Tarsonemidae, qui comprennent le tarsonème trapu et le tarsonème du fraisier, et les Eriophyidae, qui comprennent l'ériophyide du chanvre. Ils ne tissent pas de toiles et demandent un grossissement bien plus fort pour être vus. Sur le cannabis, les plus fréquents sont le tarsonème trapu et l'ériophyide du chanvre.

Tarsonème trapu ou acarien blanc (Polyphagotarsonemus latus)

En anglais, broad mite. Il mesure environ 0,2 mm, est ovale, translucide ou brun clair, avec une bande blanchâtre au milieu du dos, et vit sur les apex et la face inférieure des jeunes feuilles. Il est polyphage : il attaque aussi le poivron, la tomate, les agrumes et de nombreuses plantes ornementales. Sa salive est toxique, si bien que quelques individus suffisent à déformer la nouvelle pousse. Ses œufs, couverts de rangées de tubercules blancs, sont le caractère le plus utile pour l'identifier.

Tarsonème trapu Polyphagotarsonemus latus vu au microscope, au corps ovale et translucide
Tarsonème trapu (Polyphagotarsonemus latus) au microscope. Photo : Chazz Hesselein, Alabama Cooperative Extension System, Bugwood.org, CC BY 3.0, via Wikimedia Commons.

Tarsonème du fraisier (Phytonemus pallidus)

En anglais, cyclamen mite. Les textes anciens le citent sous le nom de Steneotarsonemus pallidus, qui est un synonyme. De taille comparable au tarsonème trapu, il est translucide, de jaunâtre à orangé. Il préfère les températures fraîches, l'humidité élevée et la faible lumière, et se cache à l'intérieur des feuilles encore repliées.

Sur le cannabis, c'est le moins fréquent des trois. Ses œufs sont lisses et restent cachés dans des zones sombres et humides, contrairement à ceux du tarsonème trapu, couverts de tubercules et plus exposés.

Ériophyide du chanvre (Aculops cannabicola)

En anglais, hemp russet mite. Il mesure de 0,15 à 0,2 mm, a une forme de fuseau, une couleur crème et seulement quatre pattes, toutes à l'avant. Il est spécifique du genre Cannabis, atteint des densités très élevées avant que la plante ne paraisse malade et, en floraison, s'installe entre les trichomes.

En croissance, il se trouve sur la face inférieure des feuilles médianes, sur les pétioles et sur les tiges. Comme il ne vit que sur le cannabis, il arrive presque toujours avec des boutures issues d'un pied-mère infesté, même si, en extérieur, le vent le disperse aussi.

L'acarien responsable de l'acariose de la vigne (Calepitrimerus vitis) appartient à la même famille et il est souvent cité comme ravageur du cannabis, mais il est spécifique de la vigne. Sur le cannabis, l'ériophyide qui cause des dégâts est Aculops cannabicola.

Ériophyides du chanvre Aculops cannabicola en forme de fuseau vus au microscope
Ériophyides du chanvre (Aculops cannabicola) : leur forme allongée ne se distingue qu'à partir d'un grossissement d'environ 40x à 60x. Photo : Whitney Cranshaw, Colorado State University, Bugwood.org, CC BY 3.0

Symptômes des micro-acariens sur le plant de cannabis

Tarsonèmes (tarsonème trapu et tarsonème du fraisier). Le premier symptôme apparaît à l'apex. Les nouvelles feuilles sortent petites, tordues, recourbées vers le bas, épaisses, cassantes et avec un brillant d'aspect ciré. Ensuite l'apex cesse de pousser, les entre-nœuds raccourcissent et la face inférieure prend une teinte bronze. En floraison, les nouvelles fleurs se déforment et les calices restent atrophiés. Comme les dégâts sont causés par une toxine, les feuilles déformées ne récupèrent pas, même après l'élimination des acariens : la réussite d'un traitement se mesure sur la nouvelle pousse.

Ériophyides (Aculops cannabicola). Le premier symptôme apparaît en général sur les feuilles médianes et basses : les bords des folioles se recourbent vers le haut et la surface devient mate et un peu rugueuse. Suivent une teinte bronze ou rouille sur les feuilles, les pétioles et les tiges, un jaunissement qui monte depuis le bas et des pétioles qui se cassent facilement. En floraison, les trichomes paraissent écrasés ou bruns et les têtes semblent ternes. À très forte densité, la feuille semble couverte d'une fine poussière crème, qui n'est autre que les acariens eux-mêmes.

Aucun des deux groupes ne tisse de toile ni ne laisse le piqueté blanc dispersé typique de l'araignée rouge.

Quel grossissement pour voir les micro-acariens

À partir de 30x, on les distingue comme des points qui bougent. Pour voir la forme du corps et différencier un tarsonème d'un ériophyide, il faut entre 40x et 60x, idéalement avec une loupe binoculaire ou un microscope numérique USB, qui permet en plus de photographier l'échantillon. Les œufs du tarsonème trapu, plus exposés sur la face inférieure des feuilles et sur les tiges, peuvent être repérés avec une loupe 20x avec un peu de pratique.

Les tarsonèmes se cherchent sur les apex et à l'intérieur des feuilles repliées : il vaut donc mieux couper un apex et l'ouvrir sous le grossissement. Les ériophyides se cherchent sur la face inférieure des feuilles médianes aux bords recourbés, sur les pétioles et les tiges bronzés et, en floraison, entre les trichomes. Une autre méthode consiste à presser un ruban adhésif transparent sur une tige ou un pétiole et à l'observer au microscope. Un seul échantillon négatif n'écarte pas le ravageur : il faut contrôler plusieurs plantes et plusieurs hauteurs.

Comment distinguer les micro-acariens d'autres problèmes

Le tableau part de ce que l'on voit. Aucun symptôme n'est concluant à lui seul ; le diagnostic se confirme en voyant l'organisme.

Ce que l'on voit Où cela apparaît d'abord Cause probable Comment le confirmer
Nouvelles feuilles petites, tordues, recourbées vers le bas et brillantes ; l'apex cesse de pousser Apex Tarsonème trapu 40x à 60x sur l'apex ouvert ; œufs à tubercules blancs
Jeunes feuilles fripées, foncées et serrées, en ambiance fraîche et humide Feuilles non dépliées Tarsonème du fraisier 40x à 60x à l'intérieur des feuilles repliées ; œufs lisses
Bords des folioles recourbés vers le haut, surface mate, jaunissement qui monte depuis le bas Feuilles médianes et basses Ériophyide du chanvre 60x ; acariens allongés en forme de fuseau
Tiges et pétioles à teinte bronze ou rouille, trichomes écrasés ou bruns Tiges et fleurs Ériophyide du chanvre Ruban adhésif sur la tige, au microscope
Points blancs ou jaunâtres et toile fine Face inférieure des feuilles Araignée rouge Loupe 10x
Zones argentées avec points noirs Face supérieure des feuilles Thrips Loupe 10x ; insectes allongés
Bords nécrosés sur les jeunes feuilles, identiques sur toutes les plantes, sans acariens Jeunes feuilles Carence en calcium ou en bore, ou transpiration insuffisante Vérifier l'arrosage, le pH et le climat
Nanisme général et petites feuilles sans acariens, souvent sur des pieds-mères anciens ou leurs boutures Plante entière Possible viroïde latent du houblon (HLVd) Analyse en laboratoire

Une carence ou un stress thermique peuvent déformer les nouvelles feuilles comme le tarsonème trapu. La différence pratique est que la carence touche de la même façon toutes les plantes recevant la même solution, alors que les acariens progressent par foyers. Avant de corriger la fertilisation, mieux vaut écarter les acariens à la loupe. L'araignée rouge sur le cannabis et les thrips, pucerons et mineuses ont leurs propres guides.

Micro-acariens en intérieur et en extérieur : l'effet de la chaleur et de l'humidité

Le tarsonème trapu se reproduit plus vite par temps chaud et humide, et dans ces conditions il accomplit une génération en moins d'une semaine. Le tarsonème du fraisier prospère à des températures fraîches, autour de 15 à 20 °C, avec une humidité élevée. L'ériophyide du chanvre est favorisé par la chaleur ; l'effet de l'humidité sur lui est moins bien documenté.

Micro-acariens en culture intérieure

La température stable de la culture en intérieur permet des générations continues, et il n'y a pas d'ennemis naturels. Le ravageur entre presque toujours avec des boutures ou de nouvelles plantes, sur les vêtements ou les outils. L'humidité recommandée pour les boutures, de 80 à 90 %, et pour la croissance, de 60 à 75 %, correspond à celle qui favorise le tarsonème trapu : les boutures méritent donc une surveillance particulière. Le réglage de la température et de l'humidité par phase est traité dans le guide du VPD dans la culture du cannabis ; face à ce ravageur, il suffit d'éviter une humidité élevée prolongée en dehors de la phase de bouturage.

Micro-acariens en culture extérieure

Les micro-acariens arrivent depuis d'autres plantes hôtes, portés par le vent dans le cas des ériophyides ou transportés par l'aleurode dans celui du tarsonème trapu. La faune auxiliaire aide à les contenir, mais les périodes chaudes et humides font exploser les populations de tarsonème trapu en quelques jours.

Par temps chaud et humide, il faut contrôler les apex tous les deux ou trois jours et tenir compte du fait que le soufre et les huiles brûlent plus facilement : on les applique donc en fin de journée. Par temps froid, la reproduction ralentit, mais le tarsonème du fraisier reste actif, les traitements mettent plus de temps à faire effet et les acariens prédateurs perdent en efficacité.

Comment prévenir les micro-acariens

Le principal risque se trouve dans le matériel végétal qui entre dans la culture. Toute bouture ou nouvelle plante devrait passer une à deux semaines en quarantaine, isolée et contrôlée à la loupe. Les pieds-mères ont besoin d'inspections régulières : un ériophyide sur un pied-mère voyage avec chaque série de boutures et c'est la cause la plus fréquente des infestations qui reviennent d'un cycle à l'autre.

Il est également utile de travailler d'abord dans les zones saines, de changer de vêtements après avoir visité d'autres cultures, de nettoyer les ciseaux entre les plantes, de ne pas garder dans le même espace d'autres plantes hôtes du tarsonème trapu, comme les poivrons ou les tomates, et de lutter contre l'aleurode. Entre deux cycles, on retire tous les débris végétaux et on nettoie les surfaces, les pots et les outils. Les micro-acariens ne se réfugient pas dans le substrat comme l'araignée rouge, mais réutiliser le terreau d'une culture infestée reste déconseillé. Les lâchers préventifs d'acariens prédateurs en croissance complètent ces mesures.

Traitement des micro-acariens selon la phase de culture

Tarsonème trapu Polyphagotarsonemus latus vu au microscope électronique à balayage sur la surface d'une feuille
Femelle de tarsonème trapu (Polyphagotarsonemus latus), d'environ 0,2 mm. Tout traitement doit l'atteindre sur les apex, la face inférieure des feuilles et les feuilles repliées, où elle se cache. Microscope électronique, couleurs ajoutées. Image : Christopher Pooley, USDA, domaine public.

Trois règles valent pour toutes les phases. Les produits de contact ne tuent pas les œufs : il faut donc au moins trois applications espacées de 4 à 7 jours, avec un intervalle d'autant plus court qu'il fait chaud. Il faut mouiller entièrement la face inférieure des feuilles, les apex et les tiges. Et tout produit se teste d'abord sur une branche, en attendant 24 à 48 heures.

Pieds-mères et boutures

Un pied-mère porteur d'ériophyides ou présentant des déformations généralisées dues au tarsonème trapu doit être éliminé. Le traiter tout en continuant à prélever des boutures étend le ravageur à toute la culture. Une bouture présentant des symptômes n'entre pas.

Phase de croissance

C'est la phase qui offre le plus de marge. On retire les apex et les feuilles les plus touchés dans un sac fermé et on alterne le soufre avec le savon potassique. Si l'on souhaite utiliser de l'huile, il faut attendre au moins deux semaines après la dernière application de soufre. Les acariens prédateurs ne doivent pas coïncider avec le soufre.

Préfloraison

C'est la dernière fenêtre pour pulvériser. Le soufre n'est plus utilisé dès le début de la floraison, et le savon potassique et les huiles seulement tant qu'il n'y a pas de calices formés, car ensuite les résidus restent piégés dans la fleur.

Micro-acariens en floraison : que faire

Une fois les têtes formées, on ne pulvérise pas sur la fleur : tout résidu, même d'origine naturelle, se retrouve dans le produit final. Les options sont de couper les branches les plus touchées, d'isoler la plante et de lâcher des acariens prédateurs, dont l'effet reste limité dans des têtes denses. Avec l'ériophyide en fin de floraison, les trichomes abîmés ne récupèrent pas ; si les dégâts atteignent les têtes principales, avancer la récolte permet en général de sauver plus de qualité qu'attendre. Les plantes touchées se sèchent en dehors de l'espace de culture.

Il ne faut pas augmenter l'humidité pour favoriser les prédateurs. Les tissus abîmés sont une porte d'entrée pour les champignons dans la culture du cannabis comme le botrytis, qui se développe entre 15 et 22 °C avec une humidité maintenue au-dessus de 85 %.

Comment éliminer les micro-acariens par la lutte biologique

Acariens prédateurs

Contre le tarsonème trapu, on peut utiliser Neoseiulus californicus (anciennement Amblyseius californicus), qui tolère la chaleur et une faible humidité, et Amblyseius swirskii, plus performant par temps chaud, qui consomme aussi les thrips et les aleurodes. Neoseiulus cucumeris agit sur les tarsonèmes, y compris le tarsonème du fraisier, mais a besoin d'une humidité élevée. Amblyseius andersoni tolère une large plage de températures et s'utilise contre le tarsonème trapu et les ériophyides, bien que les données sur Aculops cannabicola soient plus limitées.

Phytoseiulus persimilis est spécialisé dans l'araignée rouge et ne consomme pas de micro-acariens. Typhlodromus pyri et Kampimodromus aberrans contrôlent les ériophyides dans les vignes et les vergers, mais ne sont pas couramment utilisés sur le cannabis. Les prédateurs donnent leurs meilleurs résultats en préventif ou sur de faibles populations, et ils sont incompatibles avec le soufre et avec la plupart des acaricides.

Produits de contact d'origine naturelle

Savon potassique. Il agit par contact et n'a pas d'effet rémanent. L'eau dure le fait précipiter : mieux vaut le préparer avec une eau de faible conductivité.

Huiles de paraffine ou végétales. Elles agissent par asphyxie et ne tuent que ce qu'elles mouillent. Par forte chaleur ou forte lumière, elles peuvent brûler les feuilles.

Soufre. C'est l'un des traitements les plus efficaces contre les ériophyides et les tarsonèmes. Il brûle la plante au-dessus d'environ 30 °C, ne se combine pas avec les huiles (il faut au moins deux semaines d'écart entre les deux) et ne s'utilise pas en floraison.

Huile de neem et azadirachtine. Leur effet est limité, car elles n'atteignent pas les acariens cachés dans les apex et les feuilles repliées. Elles ne s'appliquent pas sur les fleurs.

Champignons entomopathogènes. Les produits à base de Beauveria bassiana ont une certaine activité contre les acariens, mais ils ont besoin d'une humidité élevée et leur efficacité est variable.

Même d'origine naturelle, ces produits se préparent et s'appliquent avec des gants, des lunettes et un masque.

Comment éliminer les micro-acariens par la lutte chimique : abamectine et autres acaricides

Un insecticide n'est pas un acaricide. De nombreux insecticides n'ont aucun effet sur les acariens, et les pyréthrines et les pyréthrinoïdes, en plus d'avoir une faible efficacité acaricide, éliminent les prédateurs et sont associés à des résurgences du ravageur.

L'abamectine est l'acaricide de synthèse le plus cité contre les micro-acariens. C'est une avermectine obtenue par fermentation de la bactérie Streptomyces avermitilis ; elle agit par contact et par ingestion, pénètre dans la feuille et paralyse l'acarien, mais n'agit pas sur les œufs. Elle pose problème parce que, dans de nombreux marchés, elle n'est pas homologuée sur le cannabis, elle figure parmi les résidus analysés dans le cannabis réglementé, elle est très toxique pour les acariens prédateurs, les abeilles et les organismes aquatiques, et son usage répété a entraîné des résistances. Elle n'est pas recommandée en autoculture : il n'existe aucun moyen de vérifier que le délai avant récolte a été respecté pour un produit destiné à être fumé ou inhalé, et il existe en phase de croissance des alternatives efficaces.

D'autres acaricides, comme le spirotétramat, qui est systémique et se diffuse dans toute la plante, posent le même problème, à plus forte raison. Tout acaricide de synthèse ne s'utilise que là où il est autorisé pour cette culture, en respectant le délai avant récolte et jamais en floraison.

Erreurs fréquentes dans le traitement des micro-acariens et comment les éviter

  • Confondre les dégâts avec une carence. Avant de modifier la fertilisation, il faut examiner l'apex à 40x à 60x : si les dégâts progressent par foyers et ne touchent pas toutes les plantes de la même façon, ils indiquent des acariens.
  • Ne traiter qu'une fois. Il faut au moins trois applications espacées de 4 à 7 jours pour atteindre les acariens qui éclosent après chaque traitement.
  • Ne pulvériser que l'extérieur de la plante. Il faut mouiller la face inférieure des feuilles, les tiges et l'intérieur des apex, en retirant d'abord les pointes les plus abîmées pour que le produit pénètre.
  • Utiliser des pyréthrinoïdes. En phase de croissance, le soufre, les huiles et le savon potassique fonctionnent, et à toutes les phases les acariens prédateurs, qui agissent réellement sur le ravageur.
  • Combiner soufre et huile, ou les appliquer par forte chaleur. Il faut laisser au moins deux semaines entre les deux et les appliquer en fin de journée ou en fin de période d'éclairage, en dessous d'environ 30 °C.
  • Continuer à prélever des boutures sur un pied-mère infesté. Le pied-mère est éliminé et le cycle suivant commence avec du matériel sain passé par la quarantaine.
  • Attendre que les feuilles déformées récupèrent. Les dégâts dus à la toxine sont permanents : le traitement s'évalue donc sur la nouvelle pousse. Si les nouvelles feuilles sortent normales, il a fonctionné.

Que faire en cas de suspicion de micro-acariens

Face à de nouvelles feuilles déformées ou à des bords qui se recourbent sans cause claire, la première étape est de confirmer à 40x à 60x avant de toucher à la fertilisation. L'endroit où commencent les dégâts indique le groupe en cause : à l'apex, il s'agit des tarsonèmes, le plus souvent le tarsonème trapu, et sur les feuilles médianes et basses, de l'ériophyide. Ensuite, c'est la phase qui décide. En croissance, on traite à fond et en répétant. En floraison, seules les mesures physiques et biologiques sont possibles. Et un pied-mère infesté est éliminé. Le résultat se juge sur la nouvelle pousse, pas sur les feuilles déjà abîmées. Pour le cycle suivant, la mesure qui réduit le plus le risque est de contrôler ce qui entre : boutures et nouvelles plantes en quarantaine et contrôlées à la loupe.

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